
Quinze ans d’essais, entre le Canada et la France, pour aboutir à quelque chose que le monde n’avait jamais vu.
Un procédé qui lie de précieux placages de bois à une âme en fibre de carbone — ce que j’appelle l’âme de la monture. Unique au monde, il crée un équilibre qui semblait autrefois impossible : la chaleur organique du bois, avec une intégrité qui résiste au temps et aux éléments. Grâce à des placages étuvés et un collage tridimensionnel, j’atteins une finesse et une légèreté que la lunetterie en bois traditionnelle ne peut tout simplement pas égaler.
Les bois avec lesquels je travaille ne sont pas des choix décoratifs. Ils sont la matière elle-même.
Amarante d’un violet vibrant, Ébène du Gabon d’une profondeur absolue, et Morta — un chêne fossilisé vieux de plus de 3 000 ans — chaque essence est sélectionnée pour son caractère unique et son grain. Je les source auprès de la Scierie Georges, à quelques centaines de mètres de mon établi. Savoir exactement d’où vient chaque pièce de bois n’est pas un détail — c’est un engagement.
Cet engagement s’étend à chaque composant. Les charnières sont fabriquées dans le sud de la France, polies à la main comme des pièces de haute joaillerie et ajustées jusqu’à ce que le mouvement soit parfait — parce qu’une monture qui ne tient pas bien est une monture qui échoue. Garder la production proche est un choix délibéré, pour la qualité qu’il exige et l’empreinte qu’il réduit.
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Dans une ère de consommation de masse, je choisis le luxe du temps. Chaque paire est le résultat de plus de cent gestes précis et de huit semaines de travail méticuleux — non pas comme une démonstration de savoir-faire, mais parce qu’il n’existe pas d’autre façon d’atteindre le standard que je m’impose.
“Rien ici n’est une réflexion après coup. Chaque élément, de l’âme vers l’extérieur, est un acte délibéré.“